« La vraie galère, c’est de s’habiller », confie Alexandra, 37 ans. Des vestes cintrées bien au-dessus de la taille, des pantalons qui arrivent aux mollets, elle trouve rarement vêtement à sa taille en magasin. Alors, cette Parisienne défait régulièrement les ourlets pour gagner quelques centimètres. Pour les chaussures, c’est pire. A partir du 42, plus rien dans les rayons. « Il faut acheter sur Internet auprès de magasins spécialisés. Et le discount n’existe pas vraiment dans les grandes tailles. Le premier prix pour un jean est de 80 €, 75 € pour des chaussures. »
Sa tête dépasse au cinéma
Égrenant ses petites galères, Alexandra évoque les genoux qui cognent dans le siège d’en face au théâtre, les voisins excédés au cinéma quand sa tête cache une partie des sous-titres, le besoin de se contorsionner dans les transports. « J’ai des douleurs dans la nuque et les lombaires, je dois aller chez le chiropracteur. » Mais la tête haute et le dos droit, la trentenaire affiche fièrement les 27 cm qui la séparent en moyenne des autres femmes. « C’est vrai qu’à l’école, je me faisais taxer de girafe, mais je répondais : Et toi, le rase-bitume? »
Dans l’association qu’elle a rejointe il y a douze ans, Altitude, cette optimiste échange les bons plans plutôt que de se plaindre. « J’ai bien sûr eu des coups de cœur pour des hommes qui n’ont pas perçu en moi la petite amie potentielle. Mais j’ai oublié cette idée que la femme doit pouvoir se blottir contre un homme plus grand. » Son compagnon mesure d’ailleurs 1,75 m, pile la moyenne nationale pour les (...) Lire la suite sur LeParisien.fr
Cette vidéo peut aussi vous intéresser
View Details




